Souffrez-vous de diarrhée, ballonnements excessifs, flatulences, constipation, ou même colite ? Si c’est le cas, la candidose digestive pourrait bien être la source vos problèmes !

Dans cet article, vous allez découvrir ce qu’est la candidose digestive, comment elle se développe, quels sont ses symptômes, comment la détecter…

Et, finalement, comment traiter ce type de candidose…

Qu’est-ce que l’on entend par candidose digestive ?

Une candidose digestive est une candidose touchant une ou plusieurs zones du système digestif de l’être humain.

Pour rappel, notre système digestif comprend la bouche, la gorge, l’œsophage, l’estomac, le petit et le grand intestin.

Et justement, on peut retrouver divers types de candidoses à différents endroits de ce système :

  • Candidose de la bouche ou de la langue ;
  • Candidose oropharyngée (de la gorge) ;
  • Candidose intestinale.
La candidose digestive attaque un ou plusieurs éléments de votre système digestif...

La candidose digestive attaque un ou plusieurs éléments de votre système digestif…

Qui est le responsable de la candidose digestive ?

UN CHAMPIGNON !

Ce que vous devez savoir, c’est que l’on dénombre plus de 100,000 espèces de champignons dans la nature, dont plus ou moins 150 sont connus pour être pathologiques chez l’être humain.

Parmi ceux-ci, les champignons de l’espèce « candida » sont à l’origine d’une grande partie des infections mycosiques chez l’homme.

Et le plus (tristement) célèbre est le candida albicans, lui-même responsable de la majorité des infections au candida.

Néanmoins, sachez qu’il existe d’autres sortes de champignons « candida » pouvant être à l’origine de votre candidose digestive : candida tropicalis, candida paratropicalis, candida glabrata, candida krusei, candida guillermondi, candida parapsilosis, candida pseudotropicali, candida dublineinsis, …

Tous ces champignons possèdent leurs points forts et leurs points faibles. Un traitement fonctionnant pour l’un ne fonctionnera pas nécessairement pour l’autre.

Voilà pourquoi il est important de correctement diagnostiquer le type de candidose dont vous souffrez !

Candidose digestive : symptômes fréquents

Comme indiqué dans l’introduction, les symptômes directs les plus courants de la candidose digestive sont les suivants : diarrhée, ballonnements excessifs, flatulences, constipation, colite.

Néanmoins, il existe un grand nombre de symptômes indirects, liés à la propagation de la forme mycélienne du champignon dans votre organisme…

Citons, par exemple :

  • Des problèmes de peau (rougeurs, eczéma, psoriasis, peau sèche, …) ;
  • Des problèmes broncho-pulmonaires (difficultés à respirer, asthme, allergies à répétition, …) ;
  • Autres symptômes : mal de tête, dépression, fièvre, sinusite, prise de poids, …

Pourquoi autant de symptômes si divers ?

Le mal de tête fait partie des nombreux symptômes indirects issus de la propagation de la candidose digestive dans l'organisme.

Le mal de tête fait partie des nombreux symptômes indirects issus de la propagation de la candidose digestive dans l’organisme.

Tout simplement car, sous sa forme moisissure, le candida possède la capacité de voyager à travers votre organisme (via votre réseau sanguin) et de se « coller » sur différents types de cellules corporelles…

En plus de cela, une fois accroché aux cellules, il s’englobe d’une protection de fibrine, empêchant ainsi votre système immunitaire de s’en débarrasser !

C’est pourquoi cette infection est si tenace.

Qui plus est, puisqu’il existe tellement de symptômes différents liés à celle-ci…

Le diagnostique est loin d’être évident.

Comment détecter une candidose digestive ?

En plus des nombreux symptômes (qui peuvent ou ne peuvent pas être liés à la candidose) rendant le diagnostique compliqué, et malgré le nombre important de recherches scientifiques sur le sujet, beaucoup de médecins ne croient pas encore à l’infection par le candida !

Soit ils vous diront que vos symptômes sont « dans votre tête » ou vous prescriront un traitement totalement inadapté au problème réel.

Ainsi, aux Etats-Unis par exemple, une enquête récente a démontré qu’après autopsie, 22% des cas de mort étaient liés à une infection mycosique (non détectée), alors que le diagnostique principal était erroné !

D’autres médecins ne sont tout simplement pas conscients de l’étendue du problème (qui s’est principalement développé à partir des années 2000), ou n’arrivent pas à faire le lien entre tous ces symptômes et la présence possible d’un champignon.

Et comme si les choses n’étaient pas assez compliquées que cela, la plupart des méthodes de détection actuelles ne permettent pas d’affirmer, à 100%, que vous êtes bien porteur de la candidose !

Pourquoi ?

Car la méthode la plus utilisée consiste à déterminer le pourcentage de champignons présents dans votre organisme.

Hors, à l’état normal, tout le monde a déjà des champignons de type candida dans son organisme !

Certaines personnes en ont plus, d’autres moins, sans que cela ne soit réellement un problème.

Il est donc difficile de juger si l’infection est bel et bien présente chez tel ou tel individu.

La solution consistera alors à subir plusieurs tests, afin de regrouper les résultats : test mycologique, test immunologique, tests de coproculture, questionnaire relatif aux symptômes, …

Traitement de la candidose digestive

Les antifongiques, très prisés par les docteurs (car étant le seul remède qu’ils ont à disposition) peuvent bien fonctionner lorsque la candidose digestive est rapidement diagnostiquée.

Notez cependant qu’un certain nombre de patients arrêtent le traitement trop tôt, alors que la plupart des symptômes s’estompent.

C’est là une grave erreur !

En effet, il faut systématiquement terminer le traitement et faire suivre celui-ci par une évaluation, afin de s’assurer que l’infection ait bel et bien été enrayée.

Ainsi, la disparition des symptômes ne signifie pas la disparition complète de l’infection (un peu comme avec les mycoses du pied, où vous devez continuer à utiliser votre crème durant quelques semaines après la disparition des symptômes extérieurs).

Comme pour tout type de candidose, si la candidose digestive devient récidivante, alors le champignon deviendra de plus en plus résistant aux antifongiques.

Après plusieurs antifongiques toujours plus puissants, votre médecin se retrouvera à cours d’alternatives, tandis que le candida sera plus fort et plus résistant que jamais !

L'approche holistique (complète) et naturelle est souvent plus efficace contre les candidoses récidivantes.

L’approche holistique (complète) et naturelle est souvent plus efficace contre les candidoses récidivantes.

C’est pour cela que les méthodes naturelles et holistiques contre la candidose sont très prisées, et constituent souvent la seule alternative viable.

A ce propos, voici quelques substances ayant prouvé leur efficacité pour lutter contre la candidose digestive : betterave, thym, basilic, ail, aloe vera, extraits de pépin de pamplemousse, acide caprylique, vitamines du groupe B, glutamine, …

Couplée à une alimentation équilibrée (faible en sucres raffinés et riche en fruits et légumes naturels), la prise de ces substances peut grandement aider le patient à en finir avec la candidose digestive, là où les produits chimiques médicaux ont échoué.

Pour résumer

  • La candidose digestive est issue d’un ou plusieurs infections par le candida au niveau du système digestif : candidose de la bouche, candidose oropharyngée, candidose intestinale ;
  • Cette candidose est habituellement déclenchée par un champignon de type candida albicans, ou l’un de ses « cousins » ;
  • Il existe un grand nombre de symptômes directs et indirects liés à la candidose digestive, ce qui rend son diagnostique difficile ;
  • La plupart des médecins ne connaissent pas la maladie de manière suffisante, ou émettent un diagnostique erroné, car très difficile à établir ;
  • Le diagnostique doit nécessairement se faire à l’aide de multiples examens, afin de s’assurer que l’on a bien affaire à une candidose digestive ;
  • Les antifongiques sont efficaces contre une première candidose digestive vite diagnostiquée. Cependant, lorsqu’elle devient récidivante, un traitement naturel de fond constitue souvent la seule issue.